OUBLIEZ CES MYTHES SUR LA MODE ÉTHIQUE !

11/8/2021
3 MIN


Bien que la mode éthique ou slow fashion ne soit  plus un domaine de niche et gagne plus de reconnaissance (pour notre plus grand plaisir) elle est encore victime de nombreuses idées reçues. Voici quelques mythes sur la mode éthique qu’il faut bannir.

Elle est réservée à l’élite

Du fait de son prix un peu plus élevé que celui de la fast fashion, beaucoup ne s’identifient pas à la mode éthique. Pourtant, il est facile de consommer plus sainement. Même si vous n’achetez pas directement chez des marques éthiques, il est possible de s’habiller dans des boutiques vintage ou de seconde mains comme premiers pas. On entend aussi dire qu’elle est réservée aux “bobos en marge de la société”. Absolument pas ! La mode n’a pas de catégorie de personne, c'est une question de consommation plus saine tout le monde est concerné. Il est aujourd'hui plus facile de changer ses habitudes petit à petit. Donnez lui une chance, vous serez surpris.

C’est est très cher

C’est vrai, vous ne trouverez pas de t-shirt à 5 euros dans une boutique éco-responsable et cela pour une bonne raison. Pour la protection de l’environnement, seuls des matériaux issus de l’agriculture biodégradable ou sains (ex le lin, le coton bio…) sont utilisés. Ces produits sont de bonne qualité par conséquent ont un coût un peu plus élevé. Au-delà du respect de l'environnement, elle prône aussi le respect du travail des ouvriers. Avec l'accident du Rana Plaza et la récente situation des Ouïghours il est impossible de fermer les yeux sur le traitement médiocre des ouvriers de la fast fashion. La mode éthique et responsable essaie de changer la donne en offrant des horaires de travail décents et un salaire juste. Les usines sont relocalisées en Europe pour favoriser l’économie locale et offrir plus de transparence.

Le prix affiché en magasin est le résultat de matériaux de qualité, bon pour l'environnement . Aussi, aujourd’hui les vêtements éthiques essaient d’être plus accessibles pour tous. Vous ne trouverez toujours pas de pièce à 5 euros, mais étant donné la meilleure espérance de vie du vêtement, vous faites un profit à long terme.

Elle n’aide pas la planète

Face à toute la pollution et l’état de la planète qui continue à se dégrader. Beaucoup perdent espoir et se disent que leur petit geste ne va pas changer grand chose. Mais acheter éthique c’est prouver qu’il y a une demande réelle et obliger ainsi les entreprises à adopter de meilleures pratiques. Vous soutenez par la même occasion le commerce local et les personnes vraiment motivées par la cause écologique.

C’est moche

Quand on parle de mode éthique, l’on visualise des hauts sans formes couleur beiges ou vert, des design pas féminins et chic. C’est un mythe sur la mode éthique qui est très récurent.  Pourtant, ce n’est absolument vrai ! Si la fast fashion semble apporter beaucoup de variétés avec ses nombreuses collections par an, la mode écologique n’est pas en reste. Beaucoup de designers utilisent aujourd’hui des matériaux écologiques pour leurs collections. Aussi, l’upcycling propose des possibilités infinies de designs. Plutôt que les tendances, les marques éco-responsables privilégient des design chics et intemporels. Le but n’est pas de nous pousser à acheter une nouvelle pièce dans un mois.

Il est difficile de reconnaître une marque éthique

La mode éco-responsable est aujourd'hui victime de son succès. Plusieurs enseignes veulent profiter de la tendance écologique sans pour autant faire de vrais efforts. “écologique”,“durable”, avec ces mots vagues et des emballages verts, ils réussissent à faire vendre leurs produits aux moins vigilants. Mais de panique, il existe plusieurs astuces pour  reconnaître le greenwashing et faire le bon choix.

Les produits de luxe sont meilleurs pour l'environnement

Même si la slow fashion est plus chère du fait de ses matériaux, cela ne veut pas dire que tout ce qui est à un prix élevé est écologique. L’industrie du luxe par exemple ne fait pas partie de cette catégorie.  En 2021 la société américaine Ordre a sorti un rapport montrant l’impact énorme des Fashion Weeks sur l’environnement.

L’entreprise a mesuré l’empreinte carbone des clients de 2 697 marques de vente au détail et de 5 096 créateurs de prêt-à-porter participant aux fashion week internationales pendant un an. Résultat : l’événement émet 241 000 tonnes (265 657 tonnes américaines) de CO2 (ou des gaz à effet de serre équivalents). C’est une quantité d’énergie suffisante pour allumer les lumières de 42 000 foyers en un an.

L’industrie du luxe a encore du chemin à faire, mais des enseignes se démarquent. C'est le cas de Stella McCartney. Elle travaille depuis des années pour des pratiques plus écologiques. La marque a signé, avec d’autres enseignes, une charte des Nations Unies pour l'action climatique, s'engageant à réduire les émissions collectives de carbone de 30 % d'ici 2030.


Article par : Emmy Delbe
Source : Ordre « ZERO TO MARKET Measuring the Carbon Emissions of Fashion Week »

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